Platitude de la mise en scène, dialogues convenus et scénario répétitif… La Cabeza Vivente ne saurait ici distinguer les singularités du cinéma d’épouvante mexicain tant le long métrage applique des codes qui sont ceux d’Hollywood : drame en huis clos sur fond d’Histoire, tentation de la femme qui convoque le modèle de Dracula (Tod Browning, 1931) ou de The Mummy (Karl Freund, 1932), goût pour la superposition de plans par transparence qui jouent habilement avec le corps des acteurs et leur disparition dans le décor, musique orchestrale fort réussie au demeurant – que signe Gustavo Caesar Carrión.


La mythologie aztèque ne sert que de toile de fond devant laquelle s’activent des personnages clichés, dépourvus de profondeur et d’enjeux propres. Le film semble se situer au carrefour de deux tendances américaines : le grand film d’épouvante puisant son exotisme dans des cultures différentes, issu des années 30, et les productions sérielles à la Roger Corman dont l’apogée commence alors. Une curiosité dispensable.

Créée

le 21 avr. 2022

Critique lue 31 fois

Critique lue 31 fois

1

D'autres avis sur La cabeza viviente

La cabeza viviente

La cabeza viviente

Il ne faudrait surtout pas en perdre la tête

La tête vivante (1961)Il est dangereux de fouiller les tombes aztèques couvertes de plantes.En voyant l'un d'eux être mystérieusement assassiné ses derniers se lamentent.Serait ce des momies les...

le 28 oct. 2023

Du même critique

Astérix & Obélix - L'Empire du milieu

Astérix & Obélix - L'Empire du milieu

2

Fêtons_le_cinéma

3801 critiques

L’Empire sous-attaque

Nous ne cessons de nous demander, deux heures durant, pour quel public Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu a été réalisé. Trop woke pour les Gaulois, trop gaulois pour les wokes, leurs aventures...

le 1 févr. 2023

Sex Education

Sex Education

3

Fêtons_le_cinéma

3801 critiques

L'Ecole Netflix

Il est une scène dans le sixième épisode où Maeve retrouve le pull de son ami Otis et le respire tendrement ; nous, spectateurs, savons qu’il s’agit du pull d’Otis prêté quelques minutes plus tôt ;...

le 19 janv. 2019

Ça - Chapitre 2

Ça - Chapitre 2

5

Fêtons_le_cinéma

3801 critiques

Résoudre la peur (ô malheur !)

Ça : Chapitre 2 se heurte à trois écueils qui l’empêchent d’atteindre la puissance traumatique espérée. Le premier dommage réside dans le refus de voir ses protagonistes principaux grandir, au point...

le 11 sept. 2019