Molinaro adapte la pièce de théâtre d’une manière fidèle et efficace, y apportant son savoir-faire en matière de burlesque sans trop l’appuyer de sorte à générer une atmosphère capable de mêler la délicatesse au comique. Malgré quelques longueurs et une fin somme toute bâclée, on passe un agréable moment en compagnie d’excellents acteurs qui s’en donnent ici à cœur joie. Sans jamais tomber dans le vulgaire ou l’insulte, La Cage aux folles agit comme un espace de révélation comique où le comédien ose se travestir – ce qu’il fait d’ailleurs à chaque film, d’une certaine manière – et défend par la même occasion le droit à une sexualité autre.