Un musicien aveugle renaît à la vie, puis à la vue, au contact d'une jeune femme qui se fait passer elle-même pour non-voyante. Scénario chargé qu'un Sirk aurait transformé en or et tout autre cinéaste en plomb. Surprise, Cromwell s'en sort très bien, désamorçant toutes les situations mélodramatiques par un humour bienvenu. Cela reste romantique, tendance ténébreux, avec de jolies envolées émouvantes qui font oublier un grand nombre d'invraisemblances. Grâce soient rendue aux interprètes : Dana Andrews (parfait), Merle Oberon (sublime) et Ethel Barrymore (désopilante). La musique classique est le thème central du film, à l'instar de quelques films hollywoodiens de cette époque, et le vrai Rubinstein est sur scène pendant une vingtaine de minutes à la fin du film.

Cinephile-doux
7
Écrit par

Créée

le 5 août 2019

Critique lue 123 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 123 fois

Du même critique

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

le 28 mai 2023

Suivre

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

France

France

8

Cinephile-doux

le 25 août 2021

Suivre

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

le 25 sept. 2021

Suivre

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...