Dès la présentation initiale des personnages, qui s'apparente davantage à un assemblage de vignettes qu'à du cinéma, le film s'embourbe dans un faux rythme dont il ne parviendra jamais à se défaire. La structure narrative podzolique qui superpose et entrecroise trois histoires, deux contemporaines et une vieille de 30 années, ressemble trop à un dispositif scénaristique factice qui peine à masquer le manque de substance du récit. La clef est un film trop froid, trop impersonnel, auquel Nicloux ne parvient jamais à insuffler le supplément d'âme qui aurait pu lui donner une dimension autre.