Plutôt d'apparence de facture classique, le film de Jérôme Bonnell ne manque pas de corps et ne laisse pas indifférent.
Les personnages principaux ne sont pas assignés à des postures trop caricaturales.
La reconstitution du début du 20ème siècle est soignée mais pas figée.
Chacun est dans son rôle, le maître des lieux, la femme qui doit être mère, les gens de service, les amis notables, et la mère du maître des lieux.
Les comportements emblématiques de la société patriarcale de l'époque sont présentés avec finesse.
Le film ne présente pas des monstres et des victimes. Pas de marionnettes, chaque personnage est fait de chair et de sang, avec qualités et défauts. Même le plus blâmable semble vouloir être meilleur qu'il n'est. On sent bien que le trio principal voudrait se libérer de contraintes, d'obligations, des stéréotypes de leur milieu et du moment.
L'interprétation est remarquable, le film prenant.