Un très beau film qui résonne avec ce qui se passe de nos jours au sein de certains couples .
Le pitch :
Nous sommes en 1909 .
L'homme est le roi .Les femmes de ces hommes ne sont que des bonnes à rien faire ...ou alors à se faire violer par leur mari .
Dans le cas présent André (Swann Arlaud) est marié à Victoire .Cette dernière s'emmerde comme pas permis à longueur de journées .
Il y a deux "Bonniches" qui s'occupent de tout .Et une particulièrement parce qu'elle est jeune et jolie .Céleste .André couche avec elle régulièrement.Elle ne prend aucun plaisir (Aujourd'hui on dirait que c'est un viol) .Mais à cette époque que nenni .C'est dans l'ordre des choses .
Ce qui devait arriver arriva .Céleste tombe enceinte .
On fait appel à une "Faiseuse d'ange " mais il est trop tard .Céleste est enceinte de six mois .
Donc Victoire et André décident d'une sorte d'arrangement à l'amiable .Céleste restera comme bonniche ,mais c'est Victoire qui s'occupera du bébé .
Mais voilà ...Tout ne va pas se passer comme prévu .Loin de là .Et c'est là tout l'intérêt de ce film
André est un homme “bien sous tous rapports”. Tiré à quatre épingles, courtois et délicat, il incarne une bourgeoisie masculine d’apparence impeccable, dont les pratiques intimes sont pourtant brutales. André viole son épouse, Victoire, mais aussi Céleste (Galatéa Bellugi). Et puis il y a Mathilde (Emmanuelle Devos), la mère d’André avec qui ce dernier entretient une relation silencieuse mais brutale, faite de mutisme, de rejets, de refus…
Et comme tout bon manipulateur, il se place en victime tout au long du film .Complètement égo-centré il ne voit que sa petite personne et se fout complètement de celles qui l'entourent
C'est un drame de l’ordinaire et de ses violences, "La Condition" fait la part belle à ses figures féminines, qui incarnent, chacune à leur manière, un visage écrasé par l’oppression masculine : la bonniche méprisée, objet de fantasmes, victime d’actes sexuels violents qu’elle est forcée de subir pour conserver sa position et l’épouse délaissée, prête à tout pour convenir aux standards de son époque, pour qui le viol fait partie d’une routine habituelle.
Et la mère rejetée, murée dans la maladie et le silence, dont la parole n’a que peu de valeur face à celle du fils tout-puissant.
Ah oui il y a le curé aussi .Victoire va se confesser .Et le curé ,comme de bien entendu propose à Victoire de Virer Céleste et de faire comme si de rien n'était (Toujours la même chose avec leurs bondieuseries ,toujours là où on les attend ces curés )
Pas la peine d'en rajouter .Aux 3/4 du film ,on sent que quelque chose d'inédit (surtout pour l'époque ) va se passer .....
A vous de voir si vous avez l'envie de savoir