Une convocation en conseil de classe, un litige à régler entre deux garçons de 6 ans et toute la pression implose sur les parents. Les corps ne répondent plus : nez qui saigne, fou rire irrépressible, crise de nerfs. Ce n'est pas le procès facile de l'institution. Ni même celui des parents. C'est une humanité égale sur le banc d'assise comme chez les jurés. Une humanité dépassée. La violence des enfants reste hors-champ. Ne paraissent que leurs impacts sur les visages fatigués de ces adultes "responsables". Et la raison flanche face au poids énorme d'avoir à proteger ces enfants d'eux-mêmes. Ces enfants que l'on ne voit pas, que l'on ne cherche même plus à comprendre. L'alarme sonne. On ne l'entend plus. Le verdict n'a pas d'importance. Tout le monde a perdu.
Vous savez... Si vous nous regardez superficiellement... C'est un peu le bazar. Si vous regardez plus en profondeur... Ce que vous trouvez n'est pas bon non plus. Mais si vous nous regardez juste comme il faut. Pas trop. Pas trop peu. Vous pouvez dire qu'en fait, on va bien.