7
304 critiques
Portrait d'un casse-cou
Après huit années d'absence, c'est le grand retour de Gus Van Sant au cinéma. Ayant fondé toute sa carrière sur l'exploration de l'Amérique, le cinéaste s'attelle ici à déconstruire le rêve...
le 14 avr. 2026
Plus de sept ans après Don’t Worry, We Won’t Get Far on Foot, Gus Van Sant est de retour avec La Corde au Cou, inspiré de l’histoire d’un homme désespéré qui a un jour laissé éclater sa colère.
Tout au long de sa carrière, le réalisateur américain Gus Van Sant nous a raconté le réel. Que ce soit dans Elephant, qui relate la tuerie de Columbine en 1999, ou dans Harvey Milk, qui retrace une partie de la vie du premier homme politique américain ouvertement homosexuel. La Corde au Cou s’inscrit dans cette lignée de films.
David contre Goliath
Le grésillement d’un vinyle lancé sur les ondes, les couleurs chaudes de l’image et la voix suave, profonde de Colman Domingo alias DJ Temple nous embarque immédiatement dans un ailleurs. Celui de l’Amérique des années 70, où le rêve semble encore possible. À l’intérieur de sa voiture, Bill Skarsgård, alias Tony Kiritsis, affublé d’une petite moustache et d’une chemise verte satinée, semble nerveux. Un long colis sous le bras, il pénètre dans le bâtiment de la Meridian Mortgage Company, comme un certain Al Pacino pénétrait dans une banque dans Un après-midi de chien. Sans être dans l’émotion brute de ce chef d’œuvre, La Corde au cou tente de nous raconter une époque. Et peut être la fin de cette dernière.
Derrière cette image en forme d’hommage au film de Sidney Lumet, se cache un lien thématique, celui de David contre Goliath. Celui de gens au bord de la falaise, prêts à franchir la ligne rouge face à un système construit pour les riches et une société écrasante. Une troublante coïncidence veut que le film de Gus Van Sant, inspiré d’un fait divers qui a marqué l’Amérique dans les années 70, ait été tourné au moment de l’assassinat de Brian Thompson, directeur général de UnitedHealthcare, par un homme dont les motivations résonnent avec La Corde au cou. « Il y a eu d’étranges parallèles entre le sujet que nous tournions et des événements en train de se dérouler. Cela a rendu notre film à la fois pertinent et inconfortable », explique Gus Van Sant.
Suite de la critique de Julien à lire sur https://cineverse.fr/cineverse-fr-la-corde-au-cou-gus-van-sant-avis-critique/
Créée
le 11 févr. 2026
Modifiée
le 16 avr. 2026
Critique lue 109 fois
7
304 critiques
Après huit années d'absence, c'est le grand retour de Gus Van Sant au cinéma. Ayant fondé toute sa carrière sur l'exploration de l'Amérique, le cinéaste s'attelle ici à déconstruire le rêve...
le 14 avr. 2026
8
172 critiques
Dans "La Corde au cou", Gus Van Sant retrouve une intensité narrative qu’on ne lui avait plus toujours connue ces dernières années, en s’appropriant un fait divers typiquement américain pour en faire...
le 16 avr. 2026
7
539 critiques
Il y a des histoires qui explosent. Et d’autres qui se tendent. Lentement. Jusqu’à rompre. La Corde au cou appartient à la seconde catégorie. Un fil. Un câble. Une tension. Ce n’est pas une image...
le 15 avr. 2026
7
211 critiques
Projeté au Festival du Film de Sundance en janvier dernier, que vaut La Légende d’Ochi, dernier né des studios A24 signé Isaiah Saxon ?Si Isaiah Saxon ne vous dit probablement rien, son travail s’est...
le 29 janv. 2025
7
211 critiques
Trois ans après le Grand-Paris, Martin Jauvat nous montre dans son Baise-en-ville qu’il cache bien plus qu’une poignée de blagues et de couleurs.La force de Martin Jauvat, c’est celle du décalage...
le 10 janv. 2026
8
211 critiques
Inspiré d’une histoire vraie, Les Enfants Rouges, le très réussi deuxième long métrage de Lotfi Achour, nous plonge dans l’âme chamboulée d’un adolescent, témoin survivant d’une attaque...
le 15 avr. 2025
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème