Ce film de 1964 est une coproduction italo-espagnole, réalisée par Camillo Mastrocinque sous le pseudonyme de Thomas Miller (très fréquent à l’époque pour viser le marché international). Ce film d’épouvante lorgne clairement vers les films de la Hammer à la même époque mais en noir et blanc pour des raisons de budget limité, ce qui lui donne donc une touche un peu surannée. Le personnage principal est joué par Christopher Lee mais, bon, on ne peut pas dire qu’il force son talent. Il a plutôt l’air de venir cachetonner dans un rôle qui, pour une fois, n’est pas celui du méchant. La fille du comte Von Karnstein (Lee) est la proie de terribles cauchemars : elle serait la réincarnation de son ancêtre, la sorcière Sheena. Or la gouvernante de la maison, Rowena, adepte de magie noire, cherche à faire revenir la créature. On a compris que cette « Crypte du vampire » mêle sorcellerie et vampirisme. Honnêtement j’ai fini par m’ennuyer assez vite et même le final, très classique pour un film de vampire, ne relève pas la sauce. Quant au scénario, il est un peu bancal avec une gouvernante dont on ne sait jamais les véritables intentions. Reste quelques bonnes idées de mise en scène comme la main tranchée qui sert de chandelier à la gouvernante pour déambuler dans les couloirs glaçants du manoir (effet visuel imparable). C’est quand même un peu léger et le film peut être considéré comme une curiosité pas désagréable, pas comme un incontournable du genre.