Il vaut mieux être bien réveillé pour voir The Lady from Shanghai car l’intrigue n’est pas simple à suivre…
Un homme droit se trouve pris dans un milieu de requins : Arthur Bannister un véritable pervers manipulateur dont le moindre regard vous donne le frisson… George Grisby à l’esprit et aux propositions tordues et surtout Elsa Bannister à la beauté envoûtante mais dont on est prévenu dès le départ par la voix off qu’elle représente le pire des danger… En passant, j’ai du mal à comprendre pourquoi la coiffure de Rita Hayworth a suscité un tel scandale car elle est tout simplement sublime ainsi !
Cependant, le cœur de ce film réside plus dans sa beauté formelle que dans son histoire. Les gros plans sur le visage de Rita Hayworth, les fondus enchaînées, les clairs obscurs, les plans superposés, les scènes oniriques dans l’aquarium et surtout dans le couloir des glaces. Cette dernière scène est une pure merveille : c’est la plus symbolique du film. A ce moment là on ne sait plus où est la vraie personne et où se trouve son reflet de même que dans l’histoire on ne sait pas qui joue à quoi, qui est vrai et qui ment.
The Lady from Shanghai se savoure avant tout par l’image plus que par le contenu.