Ça pique les yeux de voir le nom de Balzac associé à cette futile comédie sentimentale. Et pourtant, le premier film d'André Cayatte est une adaptation du roman éponyme de l'auteur de la Comédie humaine. Transposition assez libre, sans doute, car le film à pour décor une petite ville où l'on joue et parle rugby...
Danielle Darrieux, artiste de cirque, acceptera de jouer la fausse maitresse d'un jeune homme élégant afin de le sortir d'une situation épineuse. C'est le coeur du sujet, dont Cayatte fait un vaudeville médiocre. Déjà, le réalisateur prend tellement son temps pour y arriver, se disperse si inutilement auprès de personnages secondaires sans intérêt, qu'on se demande longtemps où se trouve le sujet du film.
Le récit est simpliste, les personnages sans subtilité, tel ce vilain et sournois échotier par qui le scandale pourrait arriver et dont on imagine qu'il est bien plus épais chez Balzac. L'issue sentimentale de ce terne vaudeville ne fait aucun doute et seule Danielle Darrieux, par sa séduction (on la voit même entamer un audacieux effeuillage !), parvient parfois à se hisser au-dessus de la niaiserie du scénario. Elle a d'autant plus de mérite que son partenaire et jeune premier Bernard Lancret n'est pas à sa hauteur.