Tourneur n'avait pas son pareil pour construire des ambiances en jouant sur les lumières et les ombres, suggérant constamment le fantastique, le rendant ambigu tout en le rattachant à l'acte sexuel sans jamais l'évoquer frontalement.
Tout repose sur la mise en scène et la photo, qui sont remarquablement complémentaires et imposent une atmosphère angoissante ainsi qu' un suspense prégnant.
Le jeu des acteurs, en revanche, au-delà du classicisme dû à l'époque, est bien trop scolaire et freine l'empathie que l'on peut avoir pour les personnages, qui de ce fait, sont assez fades.
"La féline" reste un classique très agréable, formellement superbe et nanti d'un final beau et touchant.