Hideo Suzuki est bien moins connu que son homonyme (Seijun, de son prénom) et cela semble dommage, eu égard à la qualité de La femme de là-bas. Un film élégant, tant dans sa forme que dans son fond, dans l'évocation des femmes au travail, qui doivent se battre dix fois plus que leurs congénères masculins pour prouver leur compétence et leur intelligence. L'héroïne est ici le symbole de l'indépendance faite femme, résistant tant bien que mal aux mauvais coups, à la fois sur le plan privé et professionnel. Yôko Tsukasa est absolument remarquable dans un récit à l'incroyable modernité.