Paul Feig signe le successeur de L’Ombre d’Emily avec La Femme de ménage, un thriller psychologique glamour qui ravira les spectateurs et les fans du roman.
Et si la compétence première d’une femme de ménage était de révéler les plus sombres secrets du foyer ? Après le succès littéraire du roman best-seller de Freida McFadden, l’adaptation de La Femme de ménage est très attendue par les fans. Et comme Feig respecte le matériau d’origine avec beaucoup de soin – peut-être trop ? – cette version cinéma vaut-elle vraiment le détour ?
Ça brille du sol au plafond
Feig ne s’en cache pas : il aime l’ambiance visuelle d’un comico-thriller, l’esthétisme, les couleurs fondues et épurées des comédies romantiques, les costumes travaillés et féminins. Il donne une apparence lumineuse au thriller, avec des décors clairs et idylliques qui s’assombrissent au fil du film et de la montée en tension. Le décalage entre apparence et chaos est travaillé, ponctué de quelques notes d’humour. La Femme de ménage est un enchantement visuel pop et glamour dans la veine de L’Ombre d’Emily.
Chaque élément esthétique en dit long sur les personnages : des dents blanches éclatantes d’Andrew aux cheveux blond-polaire de Nina. Chaque détail mène l’intrigue – les racines grandissantes de Nina, la transformation capillaire de Millie lors de son escapade à New York. Qui est le méchant de l’histoire ? La femme hystérique mais isolée, la fille qui sort de prison ou le bel apollon ? On ne sait plus. Feig joue avec les apparences pour nous pousser à revoir notre attachement aux personnages et à remettre l’intrigue en perspective, pour notre plus grand plaisir.
Critique d'Ophélie à lire sur https://cineverse.fr/la-femme-de-menage-paul-feig-avis-critique/