Adaptation du roman populaire de Fredda McFadden, fan-service où l’intérêt cinématographique paraît plutôt frugal. On voit ici un film à la réalisation bien pauvre, dont l’objectif, accompli pour sûr, était de conduire les lecteurs de littérature de gare au cinéma.
L’intrigue nous déroule un mystère peu épais, ne tient que sur un unique élément d’intérêt - un plot twist -, et s'étiole une fois le renversement passé. L’ambiance du thriller est soutenue par un rythme correct mais trop nettement balisé, une perception plus trouble du temps comme vecteur de tension aurait été préférable. S’illustrant par d'assommants flashbacks et une voix off inutile, la lourdeur explicative vient également souligner les difficultés du réalisateur à adapter un roman en film.
Au-delà des champs/contrechamps et choix de cadrage aux allures irréfléchies, on remarquera quelque prise intéressante, une mise en scène dans un couloir, évoquant Kubrick mais manquant d’intégration pertinente au sein de la séquence. La réalisation sonore s’illustre par l’utilisation excessive de mélodies “angoissantes” lors de scènes où le silence s’imposait. Toujours dans la réalisation d’un fan service, on notera de nombreuses chansons dark pop, verbeuses, imposant les émotions à coups de décibels.
Mis à part son regard de chien battu, les performances de l’actrice principale, Sydney Sweeney, restent peu marquantes. Les acteurs sont ici purement fonctionnels, leur unique rôle est de faire avancer l’intrigue, sans la vivre.
Telle une médiocre série Netflix, la fin nous dresse le préquel d’une suite d’horreurs cinématographiques.