Bah en vrai… c’était fun. Faut le dire, c’était fun. J’ai pas lu le roman et franchement je m’en fiche un peu. J’imagine que le seul truc intéressant là-dedans doit être l’histoire, sûrement pas les qualités littéraires (inexistantes). En gros, on suit une meuf bien prolo qui vit dans sa caisse (Sydney Sweeney) et qui est prête à prendre n’importe quel taf pour s’en sortir. Elle se fait embaucher par Amanda Seyfried, une bourgeoise façon Desperate Housewives qui se révèle rapidement complètement maboule. Et puis il y a le mari bourgeois, évidemment, qui ne tarde pas à faire tourner la tête de Sydney.
Le film a ce petit côté vulgaire mais savoureux. On frôle l’érotisme version 50 nuances de Grey. Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti ce genre de frissons de sensualité pour prépubère, depuis cette fameuse trilogie. En vrai, la recette est simple : une meuf canon (Sydney), un bifteck sur pattes dont on ignore le nom tant son tour de bras et sa mâchoire de giga chad monopolisent notre attention, une musique pop insupportable ultra tendance, un hôtel de luxe au design moderne, des ralentis où ça se déshabille… et bam ! Voilà ta romance pour prépubère. Magnifique. Sublime. Et c’est justement ça qui est cool. Le film a presque un petit côté nanar. Mention spéciale au jardinier au regard ténébreux, potentiel mannequin H&M. Beau spécimen, lui aussi.
Mais là où ça devient intéressant, c’est que mon petit résumé simpliste du début se fait un peu démonter au fils du film. Les rebondissements, ce qui arrive à certains personnages, ça fonctionne. Je pense que les mecs derrière la caméra savent très bien qu’ils ne sont pas en train de pondre un chef-d’œuvre, mais qu’ils s’éclatent dans ce divertissement léger et fun. Par moments, le film est carrément jubilatoire. Bon, il y a quand même des trucs vraiment débiles, genre la flic à la fin… pire flic du monde quand même.
Bref, La femme de ménage, c’est un petit plaisir éphémère qui se mate en bouffant son popcorn.
Après, je dis ça… je me suis peut-être juste fait avoir par Sydney Sweeney. Je reste un mâle faible, après tout.