On a beau retourner le bidule dans tous les sens c’est complètement con. Le pitch tient sur une devinette : combien de temps avant les coutures soient totalement apparentes et qu’on comprenne très vite les rouages mastocs de cette grosse production bien woke comme il faut : bouhh les vilains, vive les femmes qui font front, oust les harceleurs, on va tous les niquer !
C’est tiré d’un best-seller, si on conçoit que 80% des acheteurs sont des femmes autant leur servir un truc qui leur parle. Une jeune femme gironde se présente pour un poste dans une famille de friqué. Lui est je ne sais quoi dans la Tech, il a beaucoup de temps libre puisqu’il est tout le temps dans sa grande maison en marcel à rouler des muscles, l’épouse est blonde, visiblement pas bien adaptée à être un peu normale et roule des yeux comme une biche psychorigide, la bonniche a les formes, le cul, le ventre plat de Sydney machin truc. Elle mesure 1m50 et adore grimper sur des grands gars pleins de muscles. Évidemment, y a un truc qui va foirer et le dernier tiers finit en n’importe quoi sauce ketchup.
L’intérêt – hormis que ça a permis de vendre des millions de bouquins et causer des émois chez les lectrices de cette prose ô combien putassière – est quasi nul. Filmé comme un cornichon, tension nulle, émotion nulle, sexitude nulle et final woke … nul. Amanda Seyfried joue pas mal sa partition, Sydney a de très beaux seins c’est indéniable, le gars qui joue le mari est mauvais comme une serpillière (Brandon Sklenar, des muscles mais un talent rance), y a aussi un grand italien jardinier pour faire glousser les spectatrices qui ne sert à pas grand-chose. Cet emballé par Paul Feig qu’on a connu cinéaste de comédies.
Le BO s’affole, ça cartonne, c’est pas bon, c’est long (2h15 quand même) et cela ressemble quand même pas mal à ces téléfilms shootés en 10 jours pour les après-midi de TF1.
Ah oui, j'ai vu le truc en VF, autant vous dire que ce fut une expérience autrement plus douloureuse que ... s'arracher une dent de devant avec une tenaille.