Entre 1939 et 1946, Basil Rathbone enfilera l'habit de Sherlock Holmes à 14 reprises, flanqué de Nigel Bruce dans la peau du Docteur Watson, qui joue à l'époque un simple rôle de comic relief, celui dont on se moque à cause de sa balourdise et de ses préjugés.
Ce "Woman in green" fait partie des derniers films tournés, la mécanique du duo est donc bien rodée, si bien qu'on pourra trouver le jeu de Rathbone un brin mécanique à certaines occasions, même si sa prestance et son talent ne sont pas en cause.
Du côté du scénario, le récit démarre dans une atmosphère inquiétante, avec des meurtres de femmes en plein Londres qui évoquent Jack l'Eventreur, mais cette piste du maniaque est vite écartée au profit d'une autre explication nettement plus tarabiscotée.
En fait, le gros problème réside dans les déductions systématiques de Holmes qui dirige l'enquête pas à pas dans des directions que lui seul peut expliciter : à ce stade, on peut parler de divination tant cet aspect semble exagéré.
D'ailleurs, à mi-parcours de ce film très bref (une heure environ), tout est déjà démêlé, le coupable désigné, et le dernier acte sera consacré à un complément d'enquête dans le milieu de l'hypnose, pas désagréable mais dénué de tout suspense.
A noter la présence au casting de la belle Hillary Brooke, dans un film qui souffre de quelques problèmes techniques mais offre un noir et blanc soigné.
Pour conclure, voilà un petit divertissement sans envergure qui se laisse regarder gentiment, de toute façon trop bref pour avoir le temps d'ennuyer.