Le film n'est pas une variation sur le thème des sept péchés capitaux; encore qu'on pourra trouver dans les sept témoignages posthumes sur la vie de Paul-Louis Courier, par ceux qui ont directement ou indirectement causé son assassinat, divers sentiments relevant des péchés capitaux. Ce petit caractère ludique lié à une mise en scène originale nous attache, finalement, plus au récit qu'à l'intrigue elle-même.
La mort du pamphlétaire Courier, sorte de Voltaire républicain, intervient dès le début du film, puis chacun de ses proches soupçonné du meurtre vient raconter, sous la forme de courts flash back, tout le ressentiment, souvent, que lui inspirait l'écrivain, aujourd'hui encore méconnu. Tellement méconnu que je n'en avais jamais entendu parler!
Paul-Louis Courier, un monstre? Le réalisateur Jean Devaivre tente de nous faire découvrir derrière sept avis subjectifs et arbitraires -autant de regards, autant de facettes du personnage- la valeur d'un homme sombre et tyrannique.
Pourtant, on sort de ce film qui joue la carte du drame policier avec une très vague idée de cet homme tant les éléments biographiques sont sommaires et, surtout, l'oeuvre inabordée. De sorte que le film nous renseigne davantage sur le style original du cinéaste Devaivre, à travers son travail de mise en scène, que sur le sujet qui l'a inspiré.