L’évocation est charmante et si le scénario semble aussi plat qu’une limande endormie sur du sable bien propret, le sujet est bien plus profond qu’il en a l’air.
Le mal-être des jeunes japonais, qui n’acceptent pas leur système où les jeunes salariés sont bien souvent pressés comme des citrons, est ici très bien évoqué. De nombreux des ces « ShinYuShaiin » vivent si mal leur situation où il leur est instamment exigé de travailler sans compter jusqu’à des heures indues qu’ils passent parfois au suicide. D’autres n’en viennent tout de même pas à cela mais changent carrément de voie ou partent (fuient) à l’étranger…
Ici l’actrice principale qui a accepté un emploi basique dans un konbini a tout envisagé mais c’est la rencontre fortuite avec une ancienne camarade de classe de primaire qui va la sauver.
Le jeu des actrices reflète très bien la manière dont les jeunes japonais communiquent entre eux, c’est vrai.
Un film mérite d’être vu plusieurs fois car il est subtile et intéressant, et moi-même ayant pas mal oublié mon japonais (!!!) c’est à la deuxième vision du film que j’en ai perçu des belles qualités.