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le 29 août 2020
SuivreLe renom de la rose
Pour un cinéaste, engager Catherine Frot, c'est s'attirer presque à coup sûr le capital sympathie du (grand) public mais c'est aussi, si l'on n'y prend grade, la conforter dans une image de râleuse...
Cultiver son jardin, dans un voyage initiatique. Voltaire nous avait déjà livré sa conclusion dans Candide. Et il est intéressant de repenser à cela devant la Fine Fleur, film de Pierre Pinaud, dédié à sa mère. nous suivons les aventures d'Eve (impeccable Catherine Frot), dont l'entreprise est en difficulté. Afin d'avoir de la main d'œuvre à bon prix, son assistante Véra décide d'embaucher des personnes en insertion professionnelle, suite à une condamnation pénale. Eve est une horticultrice qui envisage son métier comme un art, en effet, sa spécialité est de créer de nouvelles variétés de roses, afin de les faire primer dans des foires. Cependant, financièrement, ce n'est pas le plus lucratif, et son concurrent Lamarzelle, plus commercial que horticulteur, rêve de l'enrôler afin d''en faire sa pièce maîtresse.
L'histoire est simple mais cependant plaisante. Le scénario propose différents tiroirs et on retombe toujours plus ou moins sur nos pattes devant les péripéties souvent hilarantes des personnages. Mais là où l'écriture excelle, c'est justement dans la caractérisation des personnages. Ou plutôt de deux. Eve bien entendu, qui deviendra un véritable pygmalion pour ses nouveaux employés. Mais surtout, le personnage de Fred, a l'enfance difficile et au parcours accidenté qui trouve là un chemin inattendu et pourtant où il excelle. L'acteur Melan Omerta y amène beaucoup de force et de sensibilité dans une interprétation remarquable d'un personnage assez complexe, au-delà de la première impression assez stéréotypée. On regrettera le manque de développement du personnage de Nadège, collègue de Fred, et le recours aux stéréotypes pour la caractérisation d'autres personnages, qui font davantage office de fonction.
Cependant, la mise en scène est appréciable, mais surtout, le travail sur la photographie est à souligner. Sobre, désaturé et finalement, c'est la meilleure manière de mettre en valeur les fleurs. Sans rajouter de couleurs justement, mais en les laissant briller par elles-mêmes. Parce qu'on sait qu'on s'en est bien occupé avant, et que donc, elles sont belles, sans avoir besoin d'en rajouter.
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Créée
le 18 juil. 2021
Critique lue 431 fois
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le 29 août 2020
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