3
le 23 févr. 2020
SuivreUn film pas naturel.
Non non c'est juste pas possible de sortir un tel film, c'est du théâtre filmé. Pourtant j'aime plutôt le théâtre filmé, basé sur des dialogues. Ce qui fonctionne dans le théâtre, ne fonctionne pas...
On reconnaît de çà de là les plumes de Corneille et de Valéry, revigorées avec talent par Grégoire Leprince-Ringuet en dépit d’une difficulté évidente à mêler le vers d’un autre temps pour chanter les affres de la passion amoureuse, eux éternels. C’est dans ses tentatives que La Forêt de Quinconces fonctionne et intrigue : constamment en hésitation, tirant de son imperfection congénitale une puissance lyrique et poétique, le film s’autorise pauses et digressions, exige du spectateur un effort pour non percer ses secrets mais seulement errer, à l’instar du protagoniste principal, dans l’instabilité d’un cœur qui bat. Et le segment médian, sans raison apparente, constitue à ce titre la partie la plus réussie d’un long-métrage parfois envoûtant mais guère abouti, la faute, certainement, à l’incapacité que rencontre Leprince-Ringuet à se laisser de côté pour, ne serait-ce qu’un temps, accueillir ce hasard pourtant répété par le mendiant sphinxial. Tout le film, de sa construction éclatée aux changements de cadre, donne l’impression d’un hasard trafiqué, d’une œuvre persuadée d’être ventilée et qui, néanmoins, ne supporte pas le lâcher-prise.
Créée
le 8 juin 2019
Critique lue 247 fois
3
le 23 févr. 2020
SuivreNon non c'est juste pas possible de sortir un tel film, c'est du théâtre filmé. Pourtant j'aime plutôt le théâtre filmé, basé sur des dialogues. Ce qui fonctionne dans le théâtre, ne fonctionne pas...
4
le 25 août 2016
SuivreVouloir conjurer le théâtre filmé par du cinéma filmé, c’est non point s’ouvrir à la possibilité d’une alliance fructueuse, mais plutôt à la garantie de multiplier l’un par l’autre.
1
le 14 avr. 2025
SuivreCe film prouve à qui devait encore le reconnaître que Leprince-Ringuet ne possède strictement aucune once de talent dans n'importe quel domaine de la création artistique, de l'écriture à la...
2
le 1 févr. 2023
SuivreNous ne cessons de nous demander, deux heures durant, pour quel public Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu a été réalisé. Trop woke pour les Gaulois, trop gaulois pour les wokes, leurs aventures...
3
le 19 janv. 2019
SuivreIl est une scène dans le sixième épisode où Maeve retrouve le pull de son ami Otis et le respire tendrement ; nous, spectateurs, savons qu’il s’agit du pull d’Otis prêté quelques minutes plus tôt ;...
5
le 11 sept. 2019
SuivreÇa : Chapitre 2 se heurte à trois écueils qui l’empêchent d’atteindre la puissance traumatique espérée. Le premier dommage réside dans le refus de voir ses protagonistes principaux grandir, au point...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème