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Le film s’articule autour de la sortie de prison d’un homme qui se retrouve à vivre chez son fils, un jeune homme désœuvré d’à peine vingt ans.
Ce qui m’a surtout dérangé, c’est cette impression que chaque scène est construite pour provoquer un malaise chez le spectateur, sans que celui-ci ait toujours de véritable fonction dans le récit. Cela commence lors de l’anniversaire d’une jeune fille de 19 ans, qui dégénère en bataille de gâteaux. Mais que doit-on réellement comprendre de cette scène ? Elle donne surtout l’impression de vouloir provoquer le malaise, sans véritable raison narrative. Et cette sensation ne quittera quasiment plus le film : pleurs, accès de colère, comportements gênants ou excessifs se succèdent, comme si le réalisateur cherchait constamment à maintenir le spectateur dans l’inconfort.
Vers la fin, une révélation importante vient enfin éclairer une grande partie de l’histoire. Le problème est qu’elle arrive beaucoup trop tard. Retarder une information peut évidemment créer du mystère ou obliger le spectateur à reconsidérer ce qu’il a vu. Ici, je n’ai pas eu cette impression : pendant une grande partie du film, ce choix produit surtout de la confusion. Et lorsque l’explication arrive enfin, elle ne suffit pas à justifier rétrospectivement tout le malaise accumulé jusque-là.
Visuellement, le film ne m’a pas davantage convaincu. Le réalisateur semble prendre un malin plaisir à multiplier les très gros plans sur les visages et les corps de ses acteurs. Le résultat est volontairement disgracieux : visages déformés par la proximité de la caméra, duvet de moustache à foison, boutons d’acné en veux-tu en voilà… Évidemment, un film n’a aucune obligation d’embellir ses personnages. Mais ici, cette insistance sur les imperfections physiques m’a semblé tellement systématique qu’elle finit par paraître artificielle.
J’ai finalement eu le sentiment d’un film qui cherche très fort à afficher les signes extérieurs du « film d’auteur » : personnages dérangeants, caméra collée aux corps, esthétique rugueuse, informations volontairement retenues… sans que ces choix ne trouvent, à mes yeux, une justification suffisamment forte dans ce que le film raconte.
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il y a 6 jours
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