Si l’on retient surtout de la Hammer ses adaptations mythiques du bestiaire de la littérature gothique, le studio britannique a aussi pioché dans d’autres histoires pour y appliquer sa recette magique, en l’occurrence ici la mythologie grecque, même si, au final, la différence est assez minime.
On y retrouve au casting une bonne partie des habitués du studio : bien sûr les indétrônables Peter Cushing et Christopher Lee (arborant cheveux gris et moustache broussailleuse, et qui a l’air d’avoir fortement inspiré Polanski pour son professeur Abronsius dans Le Bal des vampires), mais aussi la splendide Barbara Shelley, ou encore Patrick Troughton, second rôle récurrent de la Hammer en parallèle de sa carrière dans Doctor Who. Même si c’est toujours un plaisir de retrouver le duo Cushing/Lee, il est dommage que les deux acteurs soient un peu en retrait et aient si peu d’interactions entre eux, en comparaison de Dracula ou Frankenstein.
Du reste, c’est du Hammer très classique : on retrouve les décors gothiques, la photographie magnifique et la musique grandiloquente de James Bernard. On peut toutefois regretter un manque de fulgurances et des séquences de terreur un peu chiches, qui font de La Gorgone une œuvre plus secondaire dans la filmographie de Terence Fisher.