Francis Blanche est un employé de banque sur lequel on greffe le coeur d'un malfrat, précisément un défunt braqueur de banques. Consécutivement, le dénommé Modeste se lance dans le grand banditisme au côté de trois abrutis (nom de scène: les Tontos, trois grotesques comiques italiens avec à leur tête un certain Aldo Maccione).
Le sujet n'est pas aussi simple que résumé ainsi. Parce que le scénario de Philippe Clair, c'est n'importe quoi n'importe comment. Ca part dans tous les sens, les comédiens vocifèrent, grimacent, font les guignols. C'en est ahurissant. A ce niveau, le comique burlesque de Philippe Clair n'est pas tant grossier et primaire que surréaliste!
Sa comédie est un fouillis incompréhensible sorti d'on ne sait quelle imagination, un délire incohérent et pas drôle dans lequel les acteurs ne sont manifestement pas dirigés (et que vient faire ici Galabru, certes habitué des nanars, utilisé dans deux brèves séquences, comme un acteur déclassé?) D'une certaine façon, le cinéma comique de Philippe Clair relève du cinéma d'auteur!