Rien d'extraordinaire dans ce drame sur la difficulté économique et sociale du monde d'aujourd'hui.
Pas de franches innovations dans la manière de filmer ces personnages ni dans l'histoire.
L'impression de voir un énième film français, peut être trop français.
Vincent Lindon est toutefois remarquable, une manière de jouer très intérieure tout en pouvant faire ressortir ces problèmes financiers comme sociaux.
Même quand il se tait, il parle. C'est une finesse de jeux à relever.
Malheureusement Stéphane Brizé donne la sensation de laisser trainer sa caméra, une sorte de mauvais strip tease, mauvais car ici rien n'est vrai tout est fabriqué tout en voulant nous faire croire que ça peint objectivement les difficultés de nombreux français.
Il y a donc dans La Loi du marché un soucis. Celui ou l'acteur fait le film et non plus le réalisateur.
Quand il y a Lindon le film peut par moment être passionnant, quand on voit des plans de caméra de surveillance c'est ennuyant.
Même sur un film social doit se poser la question de l'utilité des plans que l'on décide de garder.
Néanmoins quelques scènes sont maitrisées notamment celle ou un groupe juge la manière dont le personnage de Lindon se tient, parle... Mais encore une fois c'est parce qu'il y a le silence de Lindon que cette scène est réussit.