Comme toute franchise d’horreur trop longue qui se respecte (généralement après l’épisode le plus mauvais), La Malédiction a elle aussi droit à son remake. En revanche, si vous vous attendiez à un changement de contexte ou à une réinvention du concept d’origine, oubliez tout de suite : La Malédiction version 2006 est une quasi-copie carbone de son modèle.
À l’exception de l’introduction du Vatican et de quelques différences dans les scènes d’exécution, l’intégralité du scénario de Donner est repris tel quel. Enfin presque, car John Moore a oublié de copier la réalisation de son aîné et propose une mise en scène sans saveur, malgré une tentative ratée de rehausser le tout à coups de jump scares nuls et de plans en shaky cam inutiles. Et l’absence des thèmes marquants de Jerry Goldsmith n’aide en rien.
Malgré un casting de qualité, aucun des acteurs n’arrive à la cheville de ses prédécesseurs (à l’exception, peut-être, de Mia Farrow), et le nouveau Damien n’a rien du visage angélique qui faisait toute le malaise du film de 1976.
Il y a bien quelques idées visuelles intéressantes au niveau des décors, comme le rendez-vous entre Thorn et Brennan sous le pont ou les paysages enneigés en Italie, mais rien qui ne mérite le détour pour apprécier ce remake insipide.