Du Lucio Fulci new-yorkais post-L'Eventreur de cette même ville. Un style un peu particulier donc, conservant ses ambiances pesantes et ses (systématiques) gros plans sur le regard des personnages neurasthéniques face aux événements clairement fantastiques (on est d'ailleurs pas loin de la négligence parentale dans la gestion de l'état éclaté de la fillette maudite). Mais avec des effets lasers kitschous sur la pellicule et une ambiance urbaine assurée par des bruits de sirène quasi-constants en arrière-plan et des envolées régulières de saxophone.
J'avoue avoir un peu décroché en cours de route devant le rythme mouduc de l'ensemble. Heureusement que le réalisateur conserve son talent de mise en scène de l'angoisse par l'excès, redonnant un coup de fouet avec la séquence dans l'ascenseur, la possession de Mercato ou le massacre. Et il fait feu de tout bois dans l'imagerie égyptienne, convoquant sable, scorpions, serpents et hiéroglyphes. Dommage que le thème de la cécité soit moins bien employé (et vire au rigolo quand Christopher Connely s'évertue à mettre ses lunettes par-dessus ses compresses oculaires).
Du bon et du moins bon, donc. Le master video du Chat souffre de pas mal de poils sur les bords.