4
le 28 avr. 2026
SuivreDécadence et amertume
Encore une histoire d'inceste en filigrane ; celle-ci est sur fond de couleur orange sanguine / mandarine consanguine, au sein d'une famille ultrafriquée & ultradégénérée. Il s'agit d'une...
Signé Édouard Molinaro, La Mandarine est censé être une comédie douce-amère sur la famille et la décadence bourgeoise. Sur le papier, tout y est : une pension pittoresque, des personnages hauts en couleur, et une touche d’érotisme 70’s pour pimenter le tout. Mais à l’écran… disons que la sauce tourne rapidement.
Malgré ses à peine 90 minutes, le film semble s’étirer sur une éternité. On y retrouve le rythme mollasson d’un dimanche pluvieux à la campagne, sans le charme du feu de cheminée. Ce qui devait être un vaudeville libertaire finit en comédie libertine poussive, avec le parfum d’un vieux porno chic sans chic, où tout le monde s’aime, se trompe et s’ennuie avec la même intensité.
Le casting, pourtant prestigieux, ne sauve pas les meubles. Annie Girardot, habituellement si juste, compose ici une héroïne autoritaire et désagréable, qu’on aurait presque envie de fuir à mi-parcours. Autour d’elle, les personnages rivalisent d’antipathie, comme si tout le monde s’était donné pour mission d’être plus insupportable que son voisin.
Seule Madeleine Renaud tire son épingle du jeu : elle traverse ce naufrage avec une élégance presque surnaturelle, comme une grande dame perdue dans un marécage de pseudo-libération sexuelle et de dialogues qui sonnent faux.
La Mandarine donne l’impression d’un film coincé entre deux époques, ni vraiment audacieux, ni vraiment drôle. Un petit film qui voulait croquer la modernité, mais qui finit par ressembler à une vieille clémentine flétrie, oubliée au fond du panier du cinéma français des années 70.
Créée
le 6 oct. 2025
Critique lue 91 fois
4
le 28 avr. 2026
SuivreEncore une histoire d'inceste en filigrane ; celle-ci est sur fond de couleur orange sanguine / mandarine consanguine, au sein d'une famille ultrafriquée & ultradégénérée. Il s'agit d'une...
4
le 6 oct. 2025
SuivreSigné Édouard Molinaro, La Mandarine est censé être une comédie douce-amère sur la famille et la décadence bourgeoise. Sur le papier, tout y est : une pension pittoresque, des personnages hauts en...
5
le 18 mai 2026
SuivreEn 1972: Séverine et Georges Boulard tiennent un hôtel chic rue de Rivoli ou le couple règne sur une famille de gentils hurluberlus. L'arrivée d'un jeune anglais aussi mystérieux que client...
7
le 2 nov. 2025
SuivreAprès l’excellent « Dîner », Barry Levinson nous propose ici une fable sur le rêve américain et la rédemption, portée par la performance magnétique de Robert Redford. Adapté du roman de Bernard...
8
le 10 juil. 2025
SuivreC’est à l'âge de 18 ans que Guy Burt, jeune auteur anglais, écrit son premier roman «After The Hole» récompensé par le Betty Trask Award et qui connaitra un grand succès outre manche.Rapidement, le...
8
le 2 juil. 2025
SuivreVéritable cinéaste contestataire (qui n’a jamais trouvé de véritable successeur), Yves Boisset signe ici son film le plus personnel, restant à ce jour, son préféré.Passionné par le livre...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème