En Savoie, sur le chantier de construction d'un barrage, la vie quotidienne d'une équipe de travailleurs dirigée par un jeune ingénieur humain mais au coeur malade. Peu considéré dans la filmographie d'Allégret, le film a conservé avec le temps sa valeur documentaire et ce notamment par l'évocation de la main d'oeuvre étrangère, italienne et algérienne, une caractéristique peu courante dans les films de l'époque des Trente glorieuses. La partie purement fictionnelle n'est hélas pas à la hauteur, assez prévisible, entre les pertes humaines, les revendications sociales et de maigres histoires sentimentales. Gérard Philipe est plutôt convaincant dans son rôle mais il est assez largement dépassé par un Gérard Oury que l'on vit souvent incarner des personnages peu sympathiques avant de se tourner vers la réalisation.