7ans avant de donner dans la propagande Nazi, Notre centenaire (comme quoi, cotoyer Hitler ça réussi à certains...) Leni Riefenstahl s'adonnait déjà au cinéma en tant qu'actrice dans des films tout ce qu'il y a de plus normaux. Elle commence donc, à ma connaissance, dans ce film réalisé par Arnold Fanck en 1925, elle est alors âgée de 23ans.
Der Heilige Berg nous conte l'histoire d'un trio amoureux tout ce qu'il y a de plus classique, l'intérêt du film résidant principalement dans sa photos, absolument sublime, alliant des images magnifiques à des ralentis de hauts vols et extrêmement fluides pour l'époque.
La première scène nous montrant la sublime Leni Riefenstahl dansant au bord d'une plage, le tout dans un ralenti grandiose mixer d'une photo et d'une lumière époustouflante.
Le film impressionne donc dés ses premières minutes et va rester captivant jusqu'au bout, ne contant pourtant qu'une histoire banale, qui d'ailleurs manque un peu d'intérêt de souffle pour accompagner la beauté de l'ensemble des plans, de la plage du début, à la montagne de nuit de la fin, en passant par des plans d'intérieurs non moins intéressants et joliment éclairés de nuit, ainsi qu'un rêve qui peut rappeller, par son esthètique, certains films expressionnistes.
Les acteurs quand à eux, font le boulot, sans forcément sortir du lot des acteurs Allemand et mondiaux de l'époque, on voit bien que Riefenstahl n'est pas toujours à l'aise avec le jeu d'actrice, d'où, sûrement, ça reconversion en tant que réalisatrice peu de temps après la sortie de Der Heilige Berg.
Un film à voir pour sa beauté plastique plus que pour son histoire, mais bon, c'est toujours sympa de voir une futur nazi danser sur une plage...