Basé sur les textes les plus anciens du Japon, le film marque la millième réalisation des studios de la Toho, mis entre les mains de Hiroshi Inagaki, le maître incontesté, à la fin des années 50, avec Akira Kurosawa, des récits historiques. Mythologique et épique, le spectacle de ces 3 heures fait immédiatement penser aux Dix Commandements, grandiloquence et naïveté comprises. Les scènes d'action et les effets spéciaux, assez étonnants, font oublier une interprétation lourde, tout du moins pour des yeux occidentaux, même si Toshirô Mifune reste toujours aussi impressionnant. Caprices des dieux et traîtrise des hommes : il faut un héros sans peur et sans reproche pour que le shintoïsme se révèle et que le Japon émerge des limbes. Ainsi soit-il.