Jean, agriculteur en faillite et Foued, jeune de cité en cavale, s’associent en cultivant du cannabis au milieu des chèvres et des champs…
Ce qu’il y a de bien avec Hakim Bougheraba, c’est cette éternelle constance dans ses films, si bien qu’il n’y a pas la moindre surprise, on sait ce que l’on va voir, on sait que l’on y retrouvera toujours les mêmes acteurs et surtout, on sait pertinemment que ce sera mauvais. Sa filmographie se passe de commentaire puisqu’on lui doit Les Segpa 1 & 2 (2022/2023), ainsi que Sous écrous (2024).
Avec La Nirvana (2026), ne vous attendez pas à un stoner movie, mais plutôt une énième comédie qui joue sur le décalage entre le monde rural et le monde paysan, avec tous les clichés possibles et imaginables
(c’est bien connu, au p’tit déjeuner, les agriculteurs s’enquillent du vin rouge, du sauciflard et un immonde fromage coulant bourré de vers).
Ici, le scénario est à la peine (c’est terriblement mal écrit), c’est d’une débilité et d’une flemmardise profonde, essentiellement basé sur les préjugés
(un dealer spécialiste des go-fast pas si méchant que ça et un agriculteur bourru et raciste pas si odieux en fin de compte).
Si seulement le film avait été amusant, on aurait pu faire l’impasse sur le scénario, mais il n’en sera rien. Jamais drôle mais foncièrement pathétique, Ichem Bougheraba joue éternellement le même rôle (dans chacun de ses films), aux côtés d’un Éric Cantona grimé en facho homophobe qui s’abrutit devant CNews (et qui passe les ¾ du temps à gueuler), sans oublier Gad Elmaleh d'une lourdeur pachydermique (mais qui fort heureusement n’apparait que le temps d’une scène, c’était amplement suffisant).
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