La première partie souffre d’un surjeu généralisé, avec une moquerie de L’Amour est dans le pré qui, si elle reste justifiée tant l’émission prête le flanc à la caricature, est amenée sans finesse. Seul Éric Cantona parvient à tirer son épingle du jeu dans ce marasme, apportant une présence et un second degré qui manquent cruellement au reste du casting.
Le vrai problème vient de Jean-Baptiste Brucker, en tête d’affiche : il surjoue du début à la fin, et ce qui pourrait passer sur un sketch de dix minutes devient franchement pénible sur la durée d’un long-métrage. On sent la volonté du clan Bougheraba de sortir du format sketchs à la chaîne pour aller vers une comédie plus classique et plus construite — l’intention est louable, mais l’exécution montre qu’il leur reste du travail avant d’y arriver.
Ce n’est pas un naufrage complet, il y a quelques rires ponctuels, mais l’ensemble reste poussif et prévisible. Le clan gagnerait à s’éloigner davantage de son créneau habituel des comédies de banlieue s’il veut vraiment franchir un cap.