Ajoutant quelques chutes de Bêtes comme les hommes, Machin modifie 3 ans plus tard La nuit agitée pour composer Moi aussi, j'accuse, une accusation pour le moins contradictoire. On voit en tout cas que c'est antérieur à Bêtes comme les hommes car la direction des animaux est loin d'être aussi harmonieuse. Au point désormais de rendre le film un peu gênant à regarder car on devine que certains animaux n'ont pas forcément été bien traités. On voit que plusieurs sont limites empaillés ou en tout cas contraints dans leurs mouvements par des fils métalliques (la ronde des poulets étant le moment le plus marquant et dérangeant). Que dire aussi des papiers tue-mouches fort collant et entravant la marche des animaux de la basse-cour ? Difficile donc d'y prendre un réel plaisir d'autant que la narration est totalement bordélique, les rajouts de 1923 alourdissant l'univers très artificiellement. Dommage car certaines scènes sont assez étonnantes notamment la fête foraine pour animaux avec buche, toboggan et manèges !