La Pampa séduit par sa manière presque documentaire de capter la jeunesse rurale. Mais comme souvent avec les films qui veulent « parler de la jeunesse », un léger malaise s'installe, est-ce vraiment la jeunesse d'aujourd'hui ? s'exprime-t-elle comme ça ?
On y sent pourtant une intention sincère : explorer un moment de bascule, une forme d’apocalypse, non pas la fin du monde, mais celle d’un monde, celui de l’enfance, de l’innocence, de certaines illusions.
Le fil rouge apocalyptique, au sens de renouveau, mérite d’être salué. Il donne une vraie cohérence à cette succession de scènes qui, à première vue, semblent survolées. Les sujets sont traités comme des expériences vécues, effleurées, digérées en silence.
C’est un film qui ne prend pas le spectateur par la main. Il faut accepter de se perdre un peu dans cette Pampa symbolique, de ressentir sans forcément tout comprendre. Mais c’est aussi ce qui risque d’en éloigner une partie du public.