La mini-série aborde la question des violences psychologiques, au sein du couple et plus largement du noyau familial. Simple et épurée, elle permettra sûrement à des femmes, des enfants, de se reconnaître et peut-être de prendre conscience.
Le format reste trop court pour approfondir la complexité de ces situations, et aborder à la fois les conséquences sur la femme, les enfants et l'entourage. Le mari manque de cette froideur ou de cette ambivalence qu’on retrouve souvent chez les auteurs de violences psychologiques : il reste trop "lisible", presque attendrissant, ce qui affaiblit le propos. La femme reste en retrait tout au long de la série, ce qui reflète parfois la réalité du contrôle psychologique, mais empêche le spectateur de pleinement ressentir sa transformation ou sa prise de conscience.
La série laisse trop en marge une dimension pourtant cruciale : la transmission de la violence aux enfants. Les conséquences sont à peine esquissées, alors qu’elles mériteraient une place centrale. L’un des enfants, dont le comportement rappelle celui du père, semble amorcer un changement brusque et peu crédible, comme si un éclair de lucidité suffisait à briser un conditionnement familial profond. C’est une vision trop simplifiée d’un mécanisme psychique souvent long, douloureux et ambivalent.
La fin reste un peu "bâclée".