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Moscow calling
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le 9 févr. 2019
La conscience sociale peut-elle être si prégnante qu'elle étouffe un film ? D'abord, c'est symbolique : la Russie profonde dont il est si difficile de partir (...pendant cinq minutes), les préposés habitués à nettoyer dans la gare les résidus organiques d'animaux de type fermier, l'ami de Tbilissi qui importe un vin grec, tout ce joli monde de clins d'œil très insistant ne nous laisse pas filer : regarde, spectateur, pourquoi notre Mère Patrie souffre. Le "pourquoi" se met donc en place dans ce qu'il dépeint : dans la douleur.
Le "comment" est nettement plus qualitatif, surtout parce que les Russes sont étrangers au concept de mal jouer. Nonna Mordyukova, énergique voire flamboyante, met excellemment le ton, fusse-t-il hurlé, se transformant en le réceptacle idéale pour l'incompréhension d'une provinciale face à la vie moderne. La vie moderne, parlons-en, parce que c'est le comment. Dans cité, un ratio d'une grue pour une maison ; une culture américaine haïe pour son intrusion mais pas pour son symbole, parce qu'elle berce la jeunesse en laquelle sont les espoirs d'un futur différent ; des générations âgées désilusionnées par l'ouverture soudaine au monde (en 82, la chute de l'URSS se fait pressentir), des distances géographiques franchissables par train, mais des distances en mode de vie pour lesquels il n'existe même pas encore la roue.
Même s'il en fait trop, Mikhalkov montre tout ça, et il le montre bien, aussi proche de ses personnages qu'il peut se le permettre, mais jetant son regard au loin par un usage grandiloquent du zoom. On cherche son échelle comme ce pays perdu qui se raccroche à son identité en cherchant à faire le deuil des compromis. Un drame poignant, historique et pensé si bien pour son époque qu'on a l'impression de le voir à moitié en couleur ; en noir et rouge, sûrement.
Créée
le 26 janv. 2019
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