Nous sommes en 1971 et la violence, plus que jamais, est en passe de devenir la principale prèoccupation des cinèastes dont le britannique Peter Collinson ("The Italian Job") qui a tâtè de tous les genres...avant de mourir tragiquement à seulement 44 ans! Au total près d'une bonne quinzaine de longs-mètrages garnit l'escarcelle d'un metteur en scène venu de la tèlèvision souvent efficace et parfois même sadique...
Intègrer cette violence dans une demeure campagnarde où il y a thèoriquement place pour le calme, voilà qui a de quoi attiser la curiositè! Si l'ensemble de ce psycho-killer des seventies baigne dans une atmosphère ètouffante et angoissante, ce n'est que pour mieux nous faire apprècier les connotations sexuelles èvidentes et la violence des sèquences! Le film dèmontre essentiellement l'habiletè de Collinson pour le suspense claustrophobe, voulant traduire ainsi tout à la fois la peur par le jeu du personnage de la baby-sitter et la folie par celui du dangereux psychopathe (on aurait ètè sèduit davantage à ne jamais voir son visage, mais bon). Son scènariste, lui, n'est pas un inconnu puisqu'il s'agit là de Tudor Gates ("Barbarella")...
Le pull-robe mauve angora de la très sexy Susan George laissera quant à lui la gent masculine rivèe à son fauteuil! Belle dècouverte so british que ce "Fright" (1971) où l'on peut notamment citer dans le casting une certaine Honor Blackman (à jamais « Pussy Galore ») qui joue ici la mère de l'enfant...