Un thriller brut de décoffrage avec Chazz Palminteri et Cameron Bright. Perfecto !

Un film brut de décoffrage qui en dit long dans son titre. Ne cherchez pas, "La peur au ventre" s'apparente sans doute comme un thriller basique, il n'en n'est pas moins au vu du résultat final. Le réalisateur de "Lady chance" et de "Profession profiler" manie de main de maître sa caméra, entre les prises de vues caméra au poing et longs travellings (ce qu'on appelle steadycam dans le jargon du cinéma). La scène d'intro en dit long aussi sur le film qui démarre sur un début des plus prometteurs. Scénario, lui aussi, qui ne lâche jamais rien, : un soir comme un autre, un père qui avait réussi à cacher sa véritable profession à sa famille va se retrouver pris entre trois pièges : la mafia locale, la police et lui-même s'il veut rester en vie. Un rythme nerveux s'installe du début à la fin, et malgré une trame légèrement convenu, un suspense exaltant va aller crescendo au fur et à mesure que la nuit avance. Toutes les scènes sont bien travaillées qu'il s'agisse d'ambiance (qui prend aux tripes), de photographie (qui aurait pu être plus stylisée, mais nous ne sommes pas en présence de Michael Mann il faut bien l'avouer), de mise en scène (nerveuse, brute, et donc forcément bien maîtrisée) ou de montage (ultra-serré, ce qui fait qu'on n'a pas l'intention de raccrocher, ou même de zapper !). Les acteurs s'en sortent tous impeccablement, avec une mention particulière pour Chazz Palminteri totalement investi dans son rôle d'inspecteur. On a déjà pu le voir chez De Niro dans "Il était une fois le Bronx", "Usual suspects" pour Synger, et pour les besoins de la comédie mafieuse "Mafia blues". Du très beau boulot. Ca, j'adore ! Notons aussi la prestation convaincante de Cameron Bright ("Godsend", toujours avec mister Bob) qui s'en sort haut la main. Avec Paul Walker ("Fast and furious") et les débuts de Alex Neuberger. Ce que j'ai préféré dans ce film ? La scène finale des règlements de compte, qui n'est pas sans rappeler un certain Tarantino. Je n'en dirais pas plus, mais l'orchestration de cette scène a du Tarantino, du John Woo et du Sergio Leone. Une pure merveille, dans le genre. Perfecto ! "La peur au ventre", ou comment rester éveiller pendant 2h. Reviens, Wayne ! A noter : la musique semble anodine, et c'est pour ça que je vous donne le nom du compositeur : Mark Isham. "Dans la vallée d'Elah" (de maître Haggis), "Et au milieu..." (de Redford), "Le collectionneur" (avec Morgan Freeman), c'est lui !!

brunodinah
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le 1 avr. 2019

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