Après Alter Ego, encore un film français qui louche sur un film indé américain méconnu en Europe (ici Lars and the Real Girl). Le traitement métaphorique balourd annoncé dans le titre peut aussi faire penser à une version féministe du Jouet de Veber.
Sans surprise, l'idée originale du long-métrage s'essouffle au bout d'une trentaine de minutes (heureusement, il n'en dure que 80) et est oxydée par l'écriture de Sophie Beaulieu qui suralimente son récit de didactisme et de moraline en délaissant tout semblant de vraisemblance. Reste Vincent Macaigne dans son éternel rôle de loser un peu creepy qui ne m'a pas empêché de me demander durant la séance : "What the hell am I doing here?"
De façon surprenante (ou non), Lubitsch a fait quelque chose de beaucoup plus fin, cohérent, enlevé, percutant et édifiant il y a une centaine d'années avec l'œuvre éponyme Die Puppe.