Il s'agit du portrait d'une prostituée californienne et l'évocation de son existence misérable entre des clients pervers et un proxénète répugnant.
A travers ce qui est une interview en forme de monologue entrecoupée de flashback visant, l'une et les autres, à nous édifier relativement au parcours de cette femme déchue, le cinéaste explore les bas-fonds de la sexualité. Si les images sont prudes, cinéma américain oblige, les textes sont d'un rare réalisme, peut-être même jusqu'à la complaisance
Car, qu'espère nous apprendre Ken Russell sur la condition des prostituées à travers le cas de Liz? Son film est en fait une succession de lieux communs dénués de profondeur et ne suscite aucune réflexion. Les déambulations du réalisateur à travers les bars glauques et autres lieux sordides ne semblent que matière à provocation et ne peuvent pas constituer une véritable étude de personnage(s).
Tout le mérite du film revient à l'actrice Theresa Russell qui compose brillamment et courageusement un rôle très délicat.