Vu La Réparation hier.
Un film de 1h45 entre la France et l'Asie.
Le père, Pascal, la fille, Chloé, l'amant Antoine et l'étoile, Michelin. Chloé comprend peu à peu que l'amour de son père est un carcan. Elle aspire à ailleurs, elle aspire à aimer elle-même, pour elle-même. Un jour, le père, l'amant, ils disparaissent.
Les fumées des hot pot et le frappé des nouilles fraîches nous amènent ailleurs. Taïwan, la Chine des dissimulés, de ceux qui ont dû fuir la guerre. C'est aussi l'histoire d'une fuite, celle de Chloé, parti à la quête de la vérité. Elle ne sait pas, elle goûte, et elle reconnaît : la vérité est là, à portée de saveur, d'épices. Et puis, elle est affreuse, cette vérité dissimulée dans la montagne, comme un miroir des secrets de la forêt qui borde le moulin. Viens le chagrin, l'envie de fuir à nouveau. Puis la fuite s'achève.
Un rite initiatique riche qui, d'un récit homérique s'achève en dilemme quasi œdipien. Et puis, la paix, les assiettes, le goût. Un voyageur attendu, le porteur de vérité. Et puis, plus rien.