J'hésitais entre Conan le Barbare et La Revanche de Samson, tous deux contant une histoire similaire avec deux acteurs principaux culturistes, mais mon envie de nanar m'orienta du côté du second. Celui-ci reprend le mythe de Samson et Dalila, transposé en Indonésie.


Et finalement, c'est un nanar tout ce qu'il y a de plus classique. Combats pas crédibles, rochers et buffle en mousse, maquillages affreux, jeux d'acteurs catastrophiques, son dégueulasse, personnages ratés, scénario vide... De quoi passer un bon moment !


Le scénario est peut-être un peu trop vide, le film est quand même assez long à vraiment démarrer, il faut attendre l'attaque du buffle pour que l'intrigue se mette vraiment en route. Du coup, la première demi-heure ne nous offre qu'une ou deux scènes de combats sympathiques. J'ai presque eu peur de m'ennuyer, mais la suite m'a requinqué !


Avec sa formidable coupe de cheveux, l'acteur principal, Paul Hay, obtient un charisme d'épouvantail, unique et singulier. Les gros plans malaisants sur son visage font partie intégrante du potentiel nanardesque de ce film. Le pauvre n'était pas acteur, et ça se voit.


Tout son potentiel est exploité dans la scène emblématique : la scène d'amour entre Samson et Delilah, beaucoup trop longue et beaucoup trop peu subtile, faisant plus preuve de grossièreté que de sensualité, ce qui devait pourtant être l'effet désiré. Cette scène est la seule que je connaissais avant d'avoir vu le film, et elle est tout simplement mythique. Tout est parfait : les dialogues, les plans, les visages, et puis la musique... Oh cette musique... Je ne sais pas si elle est hors-sujet ou au contraire parfaitement appropriée...


Bizarrement, les effets spéciaux qui ne m'ont pas trop choqué, si on n'y regarde pas de trop près. Après exploration des détails, on se rend bien compte que lors du passage ou Samson décolle du sol, il s'agit en fait d'un Samson en ballon de baudruche, mais tout va très vite, et ce genre de détails ridicules ne sont pas flagrants au premier abord. En autre point positif, les décors sont plutôt potables, notamment dans les villages, si on omet évidemment le palais en plâtre.


Je pense que c'est un bon film pour appréhender le milieu des nanars. Il y a de quoi rire, tellement tout est maladroit. Et bon, après tout, il est court et culte, si ce n'est pas déjà fait, il faut y jeter un œil !

Monsieur_Cintre
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le 24 mai 2019

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