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le 21 juin 2015
SuivrePromenade au cimetière
En 1971, le cinéaste Jean Rollin a entamé une démarche expérimentale en commençant progressivement avec le bizarroïde "Requiem pour un vampire". Deux ans plus tard, il sort "La rose de fer", film...
Un homme et une femme se rencontrent, tombent amoureux, partent se promener dans un cimetière et, à la nuit tombée, s'égarent, ne peuvent plus sortir du labyrinthe des tombes, et perdent peu à peu la raison. Presque entièrement tourné dans le magnifique cimetière de la Madeleine à Amiens, ce film, très inspirée de la nouvelle vague, est sans doute le plus réussi de son auteur. Ici, pas de vampires, pas de gore, pas de surnaturel (si ce n'est dans l'atmosphère). Film dépouillé, abstrait, épuré mais très maîtrisé avec de longs travellings magnifiquement photographiés, La Rose de fer s'impose comme une œuvre inclassable, envoûtante, onirique, bref un chef-d'œuvre à réhabiliter.
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Créée
le 27 nov. 2017
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