Bofbof.
C'est pas totalement mauvais. On s'ennuie, mais y a de bonnes choses. Quelques bonnes situations comme par exemple cette confrontation finale en hauteur. Mais l'intrigue est trop pleine de rebondissements, on décroche assez vite malgré un personnage principal intéressant. Il aurait fallu faire plus simple. Ce n'est pas que l'intrigue soit compliquée à suivre, c'est juste que c'est inutilement alambiqué, que ça aurait été plus efficace de jouer la carte du minimalisme narratif. De plus, le nombre de scènes est si grand que l'auteur ne peut que passer un bref moment sur chaque situation ; la conséquence c'est que pas mal de choses paraissent sous-exploitées, auraient gagné à être creusées.
La mise en scène est plutôt sympathique, nerveuse, typique des années 70 avec son gros grain. J'en reviens à la séquence sur les toits, c'est plutôt bien filmé même si c'est trop bref. De plus, les acteurs jouent tous très bien, un véritable plaisir de les voir se lancer des piques, se mettre de bâtons dans les roues. Dernier point, j'aime beaucoup le manteau du héros. Je dois dire que j'ai du mal à trouver des manteaux qui me plaisent : j'aime quand c'est simple, quand y a pas de fioriture. C'est fou à dire mais c'est difficile à trouver de nos jours : on vous flanque des tirettes partout, des doublures, des poches en scratch ou simples mais tellement minuscules qu'on se demande à quoi ça peut bien servir. L'hiver dernier j'ai fini par me résoudre à acheter un manteau malgré le fait qu'il ne me plaisait pas. La raison, c'est que mon ancien manteau était trop abîmé après 5 années de vie, et que ça ne le faisait pas trop en allant travailler (les manches complètement effilochées). L'avantage, c'est qu'il est bien chaud... un peu trop grand peut-être, mais c'est de la chaleur en plus !
Bref, c'était un peu chiant à suivre.