5
le 31 juil. 2018
SuivreDioramas et despotismes
Plus que des plans cinématographiques, ce sont des dioramas, véritables images séquences que compose Lav Diaz, plaçant ses protagoniste comme sur une de ces scènes miniatures, souvent religieuses...
3 heures et 54 minutes : la durée de La saison du diable pour le cinéaste philippin Lav Diaz équivaut à un court-métrage, habitué qu'il est de traversées filmiques bien plus longues. Evocation de la loi martiale sous la dictature de Marcos, dans les années 70, La saison du diable ne déroge pas au style du réalisateur, qui ne tourne que des plans fixes. Ici, le noir est blanc est somptueux mais le dispositif a évidemment ses limites surtout quand il ne varie pas pendant près de 4 heures. Les dialogues et monologues sont chantés par les acteurs, interprètes au talent variable, a cappella, qui plus est, une belle idée qui n'est guère soutenue par des mélodies qui se ressemblent beaucoup et dont les paroles se répètent sans cesse, tentant de décrire aussi bien la psychologie des personnages que l'action en cours, laquelle, soit dit en passant, aurait très bien pu tenir sur un format plus court. En définitive, ce sont les scènes muettes qui ont le plus d'impact, les parties chantées s'accommodant mal de certaines situations tragiques. C'est le cas des pour les exécutions ou les tortures qui en deviennent abstraites et de toutes manières aucunement porteuses d'émotion.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Au fil(m) de 2018
Créée
le 24 nov. 2019
Critique lue 149 fois
5
le 31 juil. 2018
SuivrePlus que des plans cinématographiques, ce sont des dioramas, véritables images séquences que compose Lav Diaz, plaçant ses protagoniste comme sur une de ces scènes miniatures, souvent religieuses...
8
le 1 août 2018
SuivrePrésenté comme une fable tirée d'évènements réels le nouveau long métrage du philippin Lav Diaz fait figure de politique-fiction d'une maîtrise formelle et d'une exigence peu communes. Tenant lieu...
4
le 24 nov. 2019
Suivre3 heures et 54 minutes : la durée de La saison du diable pour le cinéaste philippin Lav Diaz équivaut à un court-métrage, habitué qu'il est de traversées filmiques bien plus longues. Evocation de la...
6
le 28 mai 2023
SuivreDepuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...
8
le 25 août 2021
SuivreIl est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...
8
le 25 sept. 2021
SuivreEnfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème