En 1976, le volcan guadeloupéen la Soufrière s'était réveillé et menaçait d'entrer en éruption. Devant la possible catastrophe , et peut-être dans le souvenir de la catastrophe de la Montagne Pelée en Martinique, qui avait fait dans les 28 000 morts (les habitants de St Pierre, ville située au pied du volcan), suite à la "nuée ardente" qui avait dévalé la pente même si la Soufrière n'est pas tout à fait le même type de volcan, les autorités avaient décidé d'évacuer les habitants vivant à proximité (ce qui a d'ailleurs fait polémique, y compris parmi les volcanologues). Il faut dire que le volcan tire son nom des fumerolles (les petites fumées qui s'échappent un peu partout sur les pentes du volcan) chargées en soufre (sur l'Etna, c'est de la vapeur d'eau, et donc inoffensif si ce n'est pas brûlant).
Revenons au film : Herzog s'est surtout intéressé à l'ambiance dans les villes désertées, et aux quelques habitants restés sur place. Cela se révèle intéressant aussi d'un point de vue sociologique, donnant une vision non touristique de la vie sur l'île.
Herzog rappelle aussi l'éruption de la Montagne Pelée en 1902, même si les deux événements ne sont pas comparables.
Il parle d'ailleurs à la fin du film de la catastrophe qui n'a pas eu lieu -comme le laisse déjà entendre le sous-titre qu'il a donné à son film
PS En temps normal (hors périodes de réveil, et en faisant gaffe aux solfatares) le volcan n'est pas dangereux , et on y organise excursions et randonnées.