Vu en avant-première, en présence de Radu Mihaileanu, Sabrina Ouazani, Biyouna et d'une partie de l'équipe du film.
Film après film, Radu Mihaileanu use de son talent de conteur pour s'intéresser au destin d'un peuple à chaque fois différent, mais souvent lié à la diaspora juive. Il nous raconte cette fois la guerre des sexes qui se déclenche au sein d'un petit village du Maghreb : les femmes n'en peuvent plus de se casser le dos à devoir aller chercher l'eau à la source là-haut dans la montagne et décident de faire la grève du sexe sous l'impulsion d'une jeune femme jouée par Leïla Bekhti. Critique d'une société aliénante s'étant perdue dans un islam obscur où la femme est traitée comme une esclave, le film envoie un bon coup de pied dans les couilles des machistes de tout poil, mais avec la grâce, l'endurance et l'intelligence qui caractérisent les femmes. Certes, ce n'est pas aussi bien que ses précédentes œuvres, « Va, vis et deviens » et « Le Concert », car je regrette notamment certaines longueurs, mais un bon film tout de même.