La Splendeur des Amberson par Cinemaniaque
Si le film avait été fidèle à la vision de Welles, comment aurait-il été ? Ici, il y a clairement des lacunes sur le scénario, qui démarre bien mais voit ses 20 dernières minutes expédiées (passer de 135 à 88 minutes, faut dire que ça fait mal) et, dans l'ensemble, le film est mal équilibré, car le personnage de George évoque beaucoup plus le mépris tout au long du film que la pitié dans le dernier quart d'heure. Parallèlement, la mise en scène est bluffante, le génie de Welles transpirant à chaque plan, sublimé par la photo de Stanley Cortez, probablement l'un des plus grands si pas le plus grand directeur photo de l'histoire du cinéma américain. Joseph Cotten y est admirable, comme d'hab, et l'arrogance du générique final où Welles préfère imposer sa voix plutôt que du texte est magistrale !